dimanche 21 février 2016

N° 44 AFRIQUE CENTRALE 21 février 2016





vendeur de café pour le petit déj' au Bénin
Bonjour à chacune et chacun
Cours de géographie ! Vous avez le droit d’utiliser une carte d’Afrique !
jocistes, préparées pour une danse traditionnelle de l'Ouest du Cameroun
Depuis le dernier blog: 

DES VOYAGES : depuis le dernier Blog, j’ai visité: 
-        +   la JOC du BENIN (en allant sur 2 villes : Cotonou et Abomey)
-        +   la JOC du CAMEROUN (en voyageant entre Yaoundé, capitale politique, et Douala, capitale économique)
-         +  la JOC du Congo Brazza (en visitant –là aussi- les deux capitales : Brazzaville et Pointe Noire)
-         +  me voilà maintenant en REPUBLIQUE CENTRA AFRICAINE, plus exactement à Bangui. Je ne vais pas trop sortir de la ville, par mesure de prudence. On vient d’annoncer les résultats de la présidentielle. Mais apparemment les résultats sont acceptés sereinement. Tout le monde dit que « depuis la visite du Pape François, il y a un bon mois, la violence a beaucoup diminué ! »
photo de famille, après une formation des jocistes à Abomey (Bénin)
-           
Un POINT COMMUN entre tous  ces pays : on y parle beaucoup d’élections (passées ou surtout à venir !) et dans un climat souvent tendu !

DES RENCONTRES :  Jean-Baptiste BERAUD : une heureuse surprise à Yaoundé (capitale du Cameroun) ! Nous étions en visite chez les Salésiens, pour y rencontrer un certain José-Maria (Espagnol) qu’on m’avait signalé lors de mon passage en Guinée…. On nous invite pour le repas… et voilà qu’à table, nous trouvons un vieux de chez les vieux : il a en effet 93 ans, mais « a toute sa tête » et monte encore les escaliers, seul ! La JOC ? mais il la connait : cela a été toute sa vie !
-          Il a été aumônier JOC, dans sa jeunesse, quand il était à Toulouse ! (il est Français)
-          Il a bien connu le Père Guérin et aussi Cardijn (le fondateur de la JOC en Belgique) et faisait même partie de la délégation des Français, pour la sépulture de ce dernier.
-          Puis il est parti au Chili, (au temps de la dictature de Pinochet). Il y était aumônier JOC, mais il était aussi le correspondant clandestin du journal « la croix ». Il a été emprisonné, torturé plusieurs fois. Il y a toujours accompagné la JOC. Et il a écrit un livre « des chrétiens face à la dictature » qu’il nous a gracieusement offert. Et il a tenu à nous ouvrir un de ses nombreux classeurs avec des documents d’archives. Un trésor pour la JOC !
-          Arrivé au Cameroun depuis 20 ans, dans le cadre de sa formation de journaliste, pour aider les jeunes journalistes à réfléchir à leur métier….
-          Notre rencontre a été tellement chargée d’émotions fortes, En tous les cas, on lui a souhaité encore beaucoup d’émotions, pour le reste de sa vie !
avec Jean-Baptiste BERAUD , un "ancien de la JOC en France et au Chili" et maintenant au Cameroun
au bord de la mer, à Cotonou


devant la cabane qui sert de local JOC à Douala

UNE VISITE-PELERINAGE  : KINKALA : Une petite ville à 80 km de Brazza. Un paysage qui ressemble au Massif central…la verdure, la tranquillité, les rivières…. Le nom de cette ville résonne dans mon esprit et mon cœur, car j’en ai souvent entendu parler par notre regrettée sœur Christiane VENDE (décédée en mai dernier à Mormaison). C’est de là, qu’elle a quitté définitivement le Mali, alors qu’elle était maitresse des novices. Depuis son départ, les novices sont parties en formation à Madagascar, le noviciat est vide et attend dans le silence et l’espérance. Trois religieuses Malgaches (Pierrette, Thérèse et Francine) assurent la permanence et la maintenance de la maison, du jardin, et du poulailler…. J’ai vécu  avec elles, un temps (trop court) d’intenses échanges sur leur vie, le souvenir de Christiane, l’avenir de la congrégation, la vie de l’Eglise Congolaise, etc…  Merci Christiane !
Avec Thérèse, Pierrette et Francine, les soeurs de Kinkala

VU DANS LA PRESSE :

            UNE LETTRE DES EVEQUES A L’OCCASION DU CARËME :

Chers concitoyennes, chers concitoyens,
C’est avec une grande espérance et une grande confiance en l’Amour miséricordieux de Dieu que nous vous adressons ce message au début du carême. Que la bénédiction du Tout-Puissant descende sur nos personnes, nos familles, nos communautés et sur l’ensemble de notre cher pays, le Mali !
En ce temps favorable à la prière, au jeûne, au partage, au pardon et à la conversion qu’est le saint temps du carême, il nous plait d’inviter l’ensemble du peuple de Dieu et tous nos compatriotes à entendre ces appels à la Miséricorde et à la Réconciliation pour reconstruire notre pays, meurtri par quatre années de crise profonde. C’est pourquoi nous voulons attirer l’attention de tous et de chacun sur la situation actuelle du pays afin qu’au-delà de la prise de conscience et de la prière, nous œuvrions concrètement pour le changement tant souhaité et attendu par tous.
1.    De l’insécurité
Chers compatriotes,
L’insécurité est devenue par la force des choses notre premier souci. Depuis janvier 2012, combien de Maliens n’ont-ils pas été touchés d’une manière ou d’une autre par cette situation ? Nous avons en mémoire les  attentats subis au courant de l’année 2015 contre le restaurant la Terrasse à Bamako, contre l’hôtel Byblos à Sévaréet l’Hôtel Radisson Blu à Bamako. Au-delà de ces attentats spectaculaires au cours desquels militaires et civils ont perdu la vie, c’est la vie quotidienne de milliers de nos compatriotes qui est perturbée, empêchés qu’ils sont de cultiver leurs champs, de faire leur commerce, de voyager en toute quiétude, etc.
célébration dans un décor de théatre, dans une église de Buéa (ouest -Cameroun)
1.1. L’Accord pour la Paix et la Réconciliation :
Face à cette situation qui perdure et retarde le développement économique et social du Mali, nous saluons la signature de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation et invitons tous les Maliens à soutenir cet Accord et le processus de mise en œuvre qui en découle. La recherche de la paix par la réconciliation est un processus irréversible et indispensable. Il faut espérer qu’avec la mise en œuvre sincère de cet accord reviendront la sécurité et la quiétude que nous appelons de tous nos vœux.
1.2. Appel à la non-violence :
Au nom du respect de la vie et au nom du Dieu Clément et Miséricordieux que nous adorons tous, musulmans et chrétiens, nous invitons tous les croyants au Dieu Unique ainsi que les autres à utiliser les armes de la non-violence et du dialogue. La violence ne sert aucun noble intérêt. Même le pouvoir obtenu par ce moyen est éphémère et finit dans les mêmes conditions (cf. Mt 26, 52). Le carême est un temps de conversion ; qu’il soit mis à profit pour nous aider à revenir à Dieu.
2.    Du mal de la corruption
Pourquoi cette course effrénée pour l’argent, pour les richesses matérielles ? Dans notre lettre pastorale intitulée« Eduquer à l’accueil de l’autre pour bâtir la paix » (1995), nous faisions déjà le constat suivant :« la plaie la plus grave dans le Mali d’aujourd’hui est sans doute la corruption. Qu’est devenu l’idéal du « ko ka djè » qui avait redonné tant d’espoir à nos populations laborieuses ? ». Cette plaie décriée est toujours là, mal soignée ou même non soignée.
Chacun veut l’argent à tout prix et tout de suite. Dans sa lettre à Timothée, l’apôtre Paul met en garde contre l’amour de l’argent qui « est la racine de tous les maux » (1Tm 6, 10). Prenons garde à ne pas laisser l’argent et les richesses nous dicter leurs lois et à ne pas en être les esclaves. Ce danger menace aujourd’hui beaucoup d’entre nous. Il ya aujourd’hui dans notre pays comme une boulimie pour l’argent qui corrompt et pourrit tout.
Certains ont le pouvoir de s’octroyer légalement de faramineux avantages et ne s’en privent pas, même au mépris des droits des pauvres ; d’autres évoquent la modicité de leur salaire devant les besoins et les devoirs auxquels ils ont à faire face pour considérer détournement et corruption comme une nécessité. C’est pourquoi nous invitons chaque Malien auchangement de mentalité car le phénomène a atteint toutes les sphères de notre société. C’est une lutte de tous les jours que chacun doit mener. Autorités politiques, administratives, religieuses, civiles, simples citoyens, nous sommes tous interpellés.
Le redressement n’est possible que si nous acceptons de changer nos habitudes au plus profond de nous-mêmes. Le carême est le temps favorable à cela et la période que traverse notre pays nous y oblige, si nous ne voulons pas  retomber dans une autre crise. Et certains au creux du désespoir n’hésitent pas à souhaiter encore une révolution violente ! La vérité nous rendra libres nous dit Jésus (Jn 8, 32) si nous acceptons de marcher dans la lumière. Le psaume 48 nous rappelle que les richesses sont trompeuses et peuvent nous mener à la déchéance éternelle. Que Dieu nous en garde !
3.    Du problème de l’emploi
Un des grands défis auxquels notre pays doit faire face aujourd’hui est la question de l’emploi. Le chômage, surtout des jeunes, est devenu un fléau. Nous devons mener ensemble la lutte contre ce fléau qui est devenu un terreau fertile pour les marchands d’illusions. La responsabilité première de cette situation incombe à l’Etat. Mais celle de tous ceux qui peuvent aider l’Etat est également engagée. Il s’agit de sauver la jeunesse afin que non seulement elle ne se laisse pas entrainer dans des aventures sans lendemain mais surtout qu’elle puisse contribuer activement au développement de la Nation.
La lutte contre le chômage appelle la justice. « L’homme qu’il faut à la place qu’il faut », clamions-nous à une certaine époque. Depuis plusieurs années, nous assistons plutôt à une autre réalité. Les emplois sont distribués en fonction des appartenances politiques, de l’appartenance à certaines organisations, des relations sociales et autres raisons ‘subjectives’. Comment moderniser notre administration et la rendre efficace dans ces conditions ? Comment ne pas mettre sur les routes de l’océan des jeunes déçus de voir leur avenir bouché dans leur propre pays ? La réconciliation, c’est être en paix avec sa conscience. Que Dieu nous donne de nous réconcilier avec nous-mêmes et avec les autres dans la justice !
La lutte contre le chômage passe aussi par l’auto-emploi. Nous invitons les jeunes à prendre des initiatives, à risquer « entreprendre » et affronter le monde des affaires, les petites comme les grandes.
4.    L’amour de la patrie
Chers compatriotes,
L’amour de la patrie doit nous pousser aujourd’hui à lutter contre les fléaux que nous venons de citer et bien d’autres : l’insécurité, la corruption, l’injustice, le chômage. Comment pouvons-nous prétendre aimer le Mali si nous sommes acteurs ou complices de ces situations ? Comment voulons-nous sortir de la crise profonde dans laquelle est plongé le pays si nous continuons ces pratiques qui nous ont en partie plongés dans cette crise ?

Bon et fructueux carême aux fidèles chrétiens !
Bonne et heureuse année 2016 à tous nos compatriotes.
LES EVEQUES DU MALI                                                Source: Le republicain mali

 

manifestation (en musique) à Brazzaville pour le paiement des salaires -  42 ème jour de grève 
UN ARTICLE OU ON S'INQUIETE DE LA LENTEUR POUR LA MISE EN PLACE DE L'ACCORD DE PAIX :
Ni le gouvernement ni les groupes armés n’ont intérêt à hâter le processus de paix. Le premier n’a pas, à présent, les moyens d’outiller son armé en vue d’un redéploiement sur l’ensemble des zones occupées. Les seconds rançonnent le trafic de drogue, d’armes.
Gouvernement et groupes armés du Septentrion malien ont réussi à rouler dans la farine la communauté internationale. Qui a retenu la bonne foi des parties prenantes de l’Accord d’Alger en dépit du blocage actuel constaté et la recrudescence des attaques imputées aux islamistes armées ? Cependant, en ce monde blasé trop de vérités essentielles passent sous silence.
\L’étrange situation de ni guerre ni paix arrange tout le monde. Faute d’équipement adéquat et de ressources financières, les Forces armées maliennes ne sont nullement en mesure de se redéployer sur un territoire plus vaste que la France. Et faire perdre beaucoup de plumes aux djihadistes.
 En vérité, si le Septentrion malien continue d’éternuer toute l’Afrique de l’Ouest va s’enrhumer. A titre d’exemple, les auteurs des attaques de l’hôtel Splendide et du restaurant Cappuccino à Ouagadougou sont venus du nord-Mali, d’après les premiers éléments d’enquête rendus publics.  Les terroristes, au nombre de six, ont semé sur leur passage la mort et la désolation, comme à l’hôtel Radisson de Bamako le 20 novembre dernier.  
 Lancer de nos jours des opérations de ratissage et détruire les infrastructures terroristes, notamment les dépôts de carburant, de munitions et les camps d’entraînement font appel à des interventions aériennes avec des appuis au sol, or nos Forces armées ne disposent point d’aéronef.  
Les groupes armés traînent également des pieds. Puisque la mise en œuvre de l’Accord sonne plutôt  la fin des rançons tirées du trafic de drogue, d’armes et de marchandises diverses, notamment la cigarette, dans les zones qu’ils contrôlent. Ou souvent  ils  jouent les intermédiaires contre rétribution pour la libération des otages occidentaux. Pour tout dire, à moins de mettre un pistolet sur leur tempe, ils ne vont pas emboucher rapidement la trompette du programme désarmement, démobilisation et réinsertion.
Tous, gouvernement et mouvements armés s’abritent derrière le blocage né de la représentativité au Comité de suivi pour justifier le retard accusé dans la mise en œuvre de l’Accord d’Alger signé à Bamako le 15 mai et 20 juin derniers.
 Georges François Traoré                                                                     Source: L'Informateur
enseignes à connotation religieuse

type d'enseignes très courantes au Bénin et au Togo


un autre langage au Cameroun !
ça se comprend, quand il fait chaud et soif !



































ENFIN ,  UN ARTICLE QUI EXPRIME L'HUMILIATION DES MALIENS !

Honte nationale ! Affront de dernier degré ! Humiliation suprême ! Les exclamations fusent et l’indignation est à son comble au Mali depuis l’annonce, vendredi dernier, du retrait à notre pays du droit de vote au Conseil de sécurité des Nations-Unies. Jamais, dans l’histoire, la nation malienne n’a autant été rabaissée et le peuple malien mis au ban de la société. Ce qui dénote une fois de plus du pilotage à vue instauré en mode de conduite de l’Etat sous le président Ibrahim Boubacar Kéïta, chantre de « l’honneur du Mali » et du « bonheur des Maliens ». Un honneur, finalement bafoué à tout jamais, pour « le malheur des Maliens ». Les excuses publiques du Premier ministre, Modibo Kéïta, au peuple sonnent certes comme un acte de bon sens, mais sauront-elles effacer la risée consommée ?
Sékou Tamboura                                                  Source: L'Aube

concours de danses traditionnelles (par les jocistes de Buéa)



vidéo de danse traditionnelle, par Jocistes de Buéa (Ouest Cameroun)



il manque une roue à l'arrière, mais ça roule quand même ! (photo de Brazza)



Vu de Brazza, c'est le fleuve CONGO ....Mais vu de Kinshasa (en face), c'est le fleuve ZAIRE


MERCI DE VOTRE FIDELITE et de VOTRE SOUTIEN !

jeudi 21 janvier 2016

N° 43 AFRIQUE COTIERE

une maison construite sur le sable (sur la côte Sénégalaise)
Bien le bonjour à chacune et chacun

Je vous écris cette nouvelle page de  blog depuis Cotonou (Bénin) où je suis arrivé depuis 3 jours. Je vais y rester une bonne dizaine de jours, pour aller ensuite visiter quatre pays dans l’Afrique Centrale (à découvrir sur le prochain blog)
avec Innocent, Catherine, Tonton Jo, Judith et Zacharya, anciens de la JOC à Bamako

Plusieurs voyages en avion m’ont permis de survoler la mer et d’admirer l’entrée des ports d’Abidjan (Côte d’Ivoire) et de Lomé (Togo) ou de Cotonou (Bénin) : une armada de gros bateaux (pétroliers, porte-containers) : signe d’une intense activité économique ! Ce qui manque tellement au Mali, pays tellement enclavé !
Industrie portuaire à LOmé
-          Ma visite au Togo, s’est bien passée, avec quelques rencontres de responsables et d’accompagnateurs  JOC, ou d’évêques… J’espère que mon passage « produira du fruit » au moins pour la recherche d’un aumônier national. 

avec l'évêque d'Aného (Togo) chargé du Laïcat
Parmi les « rencontres remarquables », voici ce qui m’est arrivé samedi dernier (16 janvier) : Ce jour-là, avec Noël, un accompagnateur national de la JOC, nous devons faire une visite à la JOC de Kouma, sur le diocèse Akpalimé. Nous partons la veille, car la route est longue, en moto-taxi, puis voiture-taxi, et pour finir la piste en mini-bus. Au total, avec les temps d’attente, il faut compter 4 bonnes heures de transport. La nuit nous ayant surpris, nous dormons à Akpalimé, et très tôt le matin, nous montons sur les collines qui se trouvent à quelques km seulement du Ghana, pour rejoindre le gros village de Kouma. Dans le minibus, des gens nous disent qu’ils viennent au village pour un décès….
SURPRISE  en arrivant au village : c’est la fête ! De nombreux minibus ont déjà amené des amis, la famille…. Il y a de la musique partout….la fanfare municipale joue aussi…. Des tambours « spéciaux-sépulture » jouent aussi ! La réalité ? Ce jour-là, il y a trois sépultures ! l’accompagnateur JOC raconte : « La morgue a livré ce matin, les corps de trois de nos défunts, décédés il y a déjà plusieurs mois. On va faire leur sépulture aujourd’hui, c’est pourquoi des amis sont venus de partout, même de Lomé… On va faire la fête, parce que ce sont vieux qui sont décédés : quelqu’un qui a 67 ans (NDLR : « mon âge ! »), un autre 85 ans et un autre 92 ans »  Effectivement, quand le prêtre arrive pour la célébration, la fanfare redouble d’exercice pour accompagner les trois cercueils, de l’endroits où les corps étaient exposés,  jusqu’à l’église paroissiale. La foule est là, et la plupart ont fait coudre des habits avec le même tissu (comme pour les mariages !). Dans les familles, on s’active pour accueillir tous les invités à un bon repas accompagné de boissons à volonté.
la fanfare accompagne le convoi mortuaire
le gens ont cousu des vêtements pour l'événement

Dieudonné, le cordonnier, a même cousu des chaussures !
CONCLUSION : On venait pour faire une formation des responsables Jocistes. Mais ils sont tous occupés dans l’organisation de la fête. Donc la formation de 5 heures (que j’avais prévue) se résume à un entretien de …. 50 minutes (pendant la messe de funérailles!). Ainsi va la vie !!!
formation express !

Quand la religion apprend à bien (se) conduire !!!


en attendant la vraie voiture  !


Actuellement , je suis au Bénin, à Cotonou. Je réside dans un couvent de capucins....avec vue sur la mer, et en compagnie d'une quinzaine de résidents , dont 7 jeunes postulants.... ambiance cordiale, ça chante "naturellement", comme savait le faire St François !

chez les Capucins, avec Vue sur la mer !
LU dans la presse Malienne :

        Blague ou réalité ? Faut-il en rire ou en pleurer ?
Malgré tous les efforts de la France et de l'Onu pour stabiliser la situation au Mali, les Maliens sont pessimistes quant à l'incertitude grandissante dans le pays.
Alors que le gouvernement du pays est inactif, ses habitants espèrent mettre fin à la crise et à l'incertitude en appelant à l'aide le président russe Vladimir Poutine pour qu'il résolve leurs problèmes, a annoncé le journal malien Actusen.com.
Dans cette optique, une commission spéciale entend recueillir 8 millions de signatures de citoyens du pays afin que le président russe "intervienne dans la crise malienne".
Les Maliens croient que "la Russie doit sauver le Mali". Ils ne sont pas satisfaits des progrès accomplis par la France en termes de règlement de la crise, déclarant que "la France n'est pas pour la paix au Mali". C'est pourquoi, citant en exemple les actions des forces aérospatiales russes, les Maliens ont décidé de demander de l'aide au numéro un russe.
Malgré la présence de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA), l’opération anti-terroriste  "Barkhane" menée par les Français et de l’accord d’Alger, conclu entre le gouvernement malien et les rebelles touareg, la situation dans le pays reste très tendue.
Le week-end dernier, dans la ville de Ségou au sud du Mali, des "patriotes locaux" ont lancé une pétition. Ainsi, avec un représentant dans chaque ville du pays, la commission va tenter de recueillir 8 millions de signatures auprès des Maliens afin de légaliser leur initiative.
D'après les Maliens, les autorités maliennes donnent l'impression de ne pas maîtriser la situation.
Source: Sputnik
                              
AU Togo: des fils électriques branchés partout, de manière artisanale.....

.... et qui sont accrochés sur de simples bouts de bois: on appelle cela "les araignées"
Il y a un mois, nous faisions état d'un meeting où, à la grande mosquée de Bamako, l'imam Mahmoud Dicko se plaignait de la "recolonisation" en cours du Mali. Il prévenait: "Les forces étrangères sont venues; mais elles ne nous ont pas dit quand elles repartiraient du pays!".
En réalité, la MINUSMA ne quittera pas le Mali de sitôt. En effet, elle a engagé des travaux gigantesques pour se construire des bases au nord. Un document en notre possession a trait à la construction du camp de Ber, dans la région de Tombouctou.
La facture est fort salée: 55 millions de dollars, soit environ 27,5 milliards de FCFA ! Le chantier est confié à l'entreprise américaine CADG qui, à l'occasion, travaille main dans la main avec Ecolog International, une entreprise américano-arabe spécialisée dans les fournitures alimentaires et le ramassage d'ordures. Un camp similaire est en cours de lancement à Tessalit.
Mais le plus grand et le plus coûteux de tous sort de terre à Gao. Il engloutira quelque 52 milliards. "Au total, les 3 garnisons coûteront au moins 100 milliards", affirme un proche du dossier. Qui se demande si les fonds ainsi dépensés ne seront pas déduits des prétendues "aides" promises au Mali par les bailleurs de fonds.
Une autre source croit savoir qu'au camp de Ber seront affectés tous le contingent anglophone de la MINUSMA alors que les francophones occuperont les deux autres. Une chose est sûre : 1000 camps supplémentaires ne ramèneront pas la paix au Mali tant que la MINUSMA n'aura pas reçu un mandat plus offensif contre les groupes séparato-jihadistes qui, en complicité avec Iyad Ag Ghaly, font la pluie et le temps au nord.
Au nez et à la barbe de la MINUSMA, Iyad nargue, depuis 3 ans, le processus de paix. Ces derniers mois, il a absorbé une des trois katibas d’AQMI et parraine 2 nouveaux groupes terroristes au sud du Mali: le Front de Libération du Macina, dans la région de Mopti, et la katiba Khalid Ibn Walid, à la frontière ivoirienne. Au point qu'un diplomate s'interroge: "Peut-on faire la paix sans lui ?".
Tiékorobani                                                                       Source: Procès Verbal

souvent , les taxis "roulent au gaz"....avec la bouteille dans le coffre !!!
Quel est donc l'avenir des forces internationales de la MINUSMA (ONU) et françaises de Barkhane sur le sol malien, elles qui ont déjà connu de lourdes pertes depuis leur arrivée ?
La MINUSMA est là pour longtemps, malgré ces pertes régulières. Tout comme pour l'opération française Barkhane présente au Mali, on peut prévoir qu'elles seront présentes pour encore de nombreuses années dans la région.
La France devra également rester de longues années. Si elle n'avait pas été là, cela aurait été une catastrophe. Cependant on sait très bien que la bataille contre le terrorisme ne pourra jamais être gagnée. L'Afghanistan n'a jamais été pacifié, le Sahel risque de ne pas l'être non plus. La bataille ne pourra être gagnée que le jour où il y aura un contrôle territorial sur la région, où les trafics seront remplacés par une économie légale, où les jeunes auront des perspectives d'emploi, où les questions environnementales de désertification seront réglés etc. La bataille ne pourra donc être gagnée que le jour où il y aura une reprise du tissu économique et social. Mais on en est loin…
Source: Atlantico


sortie à la mer avec une équipe JOC de Lomé (Togo)

Avec Sylvestre, président JOC Togo

Le plus grand rendez- vous annuel en terre africaine sur les droits humains et la liberté d’expression, le festival « Ciné Droit Libre » a eu lieu pour la 1ère fois à Bamako sous le thème central: « Quand la jeunesse se met débout… ». C’était du 14 au 16 janvier 2016 à travers plusieurs activités en trois jours et en plusieurs endroits, de l’Institut Français de Bamako en passant par la Division des Droits de la MINUSMA et la Maison de la Presse.
En raison de sa pertinence  pour la cause des droits de l’Homme et de la liberté d’expression, le festival « Ciné Droit Libre » de Bamako a pu mobiliser plusieurs partenaires  comme l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas, l’Institut Français du Mali, la MINUSMA, la Maison de la Presse du Mali. Mais aussi des partenaires comme l’ORTM, la Radio MIKADO, Africable, Africa Star, Droit libre TV, etc.
Pendant trois (3) jours de riches activités, cette première édition du festival de films sur les droits humains a permis de voir des films inédits suivis de débats passionnants sur l’engagement de la jeunesse malienne face aux défis de la préservation des acquis démocratiques. De nombreux invités de marque et des artistes engagés ont fait le déplacement du Burkina Faso, du Sénégal et du Mali pour le partage et la mutualisation des expériences de luttes citoyennes. Plusieurs activités programmées ont été réalisées. Des projections-débats : le credo « un film, un thème, un débat » s’est traduit par la programmation de films autour des thématiques principales du festival.  Les thématiques sur le dialogue animées par des universitaires et membres de la société civile jeune… Aussi, des ateliers d’écriture sur le RAP  sous la houlette des icônes du Rap africain comme Smockey (Burkina Faso) et Didier Awadi (Sénégal), ont eu lieu au profit de rappeurs maliens pour aider les artistes maliens à s’intéresser aux questions importantes des droits de l’Homme, la liberté d’expression, la démocratie,
Daniel Kouriba                  Source: Tjikan 

Un des nouveaux bateaux qui font la liaison entre les villes sur le fleuve Niger
Plus de 380 000 enfants âgés de 7 à 15 ans ne sont pas scolarisés dans les régions du nord du Mali en proie à l’insécurité.
C’est le cri de détresse lancé en décembre dernier par l’Unicef qui rappelle qu’environ une école sur 6 est fermée dans les zones touchées par le conflit. Ce qui représente plus de 280 écoles. Ainsi, à ce jour, 79 % des écoles sont toujours fermées à Kidal.
Pour contribuer à relancer l’éducation dans les régions de Gao, Kidal, Mopti, Ségou et Tombouctou pendant deux ans, l’organisme spécialisé des Nations unies vient donc de lancer sa campagne d’éducation «Chaque Enfant Compte».
La campagne comprend des programmes d’apprentissage accéléré et alternatif, y compris par la radio, pour permettre aux enfants hors de l’école de réintégrer le système éducatif, mais aussi des activités de réhabilitation légère des écoles et d’éducation sur les dangers des restes explosifs de guerre.
Environ 1 enfant sur 5 est touché par la crise au Mali, ce qui représente près de 1,4 million d’enfants. On estime à près de 62 000 le nombre de déplacés internes et 139 000 le nombre de réfugiés dans les pays voisins.
A quand finalement la fin de l’hypothèque de l’avenir de ces enfants privés d’éducation ?
Aliou Touré                                     Source: Le Matin
avec François, Denis et Honoré, responsables nationaux JOC Bénin

devant le siège national de la JOC du Bénin

Merci de votre fidélité et votre soutien !                 Bernard
Pendnt la récolte du Riz à Mopti (en décembre)


dimanche 27 décembre 2015

N° 42 - PREMIERES TOURNEES AFRICAIN'JOC

sur les routes guinéennes

Bonjour à chacune et chacun !  En vous espérant en bonne santé, là où vous vivez !
Pour ma part, je vais bien. J’ai terminé l’année 2015, en commençant ma mission Africaine et en visitant deux pays voisins, dont je vous fais un bref récit ci-dessous :

-          Visite au Burkina :
o   13 heures en Bus avec une petite dizaine de contrôles, surtout autour de la frontière….et surtout que le lendemain, cette même frontière sera fermée pour 4 jours, à cause des élections présidentielles et législatives ! j’ai eu le temps d’avaler un livre !!!
avec Valérie et Noëllie, qui nous avaient accueilli à....Jérusalem !
o   Les élections présidentielles et législatives : elles se sont passées dans le calme. Pourtant, de l’avis de beaucoup, il y avait un réel risque que les perdants l’acceptent mal.  Tout s’est bien passé : « nous sommes un exemple de tolérance ! » disent les Burkinabés !
affiches électorales.....
......aux ronds points
  
o   Pendant deux semaines, j’ai sillonné les quartiers de Bobo et Ouaga en me déplaçant à l’arrière d’une moto : jamais fait autant de moto de ma vie ! Et en plus, en ville, il faut être sur le « qui vive » ! 
en  moto dans les rues de Bobo ou de Ouaga
Pendant ces deux semaines, j’ai pu rencontrer plein d’anciens de la JOC qui veulent relancer le mouvement, ainsi que des prêtres et religieuses qui en portent se souci seulement….mais sans passer aux actes ! Espérons un redémarrage pour le bien des jeunes ! Je n’ai pas rencontré de jeunes en équipes….car pour le moment, il n’y a aucune équipe de jeunes sur tout le pays… mais il y a plein de projets de lancement dans les mois à venir….. Espérons ! De toutes ces nombreuses discussions, je retiens pour vous, le souci des anciens de la JOC d’une ville comme Kaya (à 110 kms de Ouaga) : « Tout autour de Kaya, qui est une zone minière, il y a plein de petits sites d’orpaillage…. Là, on retrouve des centaines de jeunes qui ont quitté l’école, laissé leur travail pour certains, et qui ont entre 12 et 15 ans et qui travaillent là dans des conditions misérables, rêvant de tomber sur une pépite d’or, et au risque de leur vie. …qu’est ce que la JOC peut faire pour eux, pour leur offrir un avenir meilleur ?...car ils rêvent tous d’argent ! Quoi faire ? »  Cette réalité-là se retrouvent malheureusement un peu partout, au Mali, au Sénégal, en Guinée ! Oui ! Quoi faire ???
avec les anciens jocistes de Kaya
o   Bobo-Ouaga : 5 heures de bus ! = 18 h en tout pour rejoindre les deux capitales….et  le retour en 1h 10 par avion, mais sans voir le paysage et 15 fois plus cher ! Faut savoir ce qu’on veut !

-          Visite en Guinée, dans le diocèse de Nzérékoré, au sud du pays, près des frontières avec le Libéria et la Sierra Leone ….la région où sévissait Ebola, il y a un an !  C’est dans ce diocèse que se trouve la majorité des jocistes…et même le siège national, et aussi François-Xavier l’aumônier national de la JOC . Je suis parti en taxi-brousse de Bamako jusqu’à Siguiri à la frontière (en  6 heures). Déjà une belle épopée : imaginez une voiture normale Renault 21 en break : c’est ce qu’on appelle communément un « 9 places » ! Effectivement on était bien 9, mais sans compter le chauffeur, ça veut dire qu’on est 10 adultes (et parfois bien charpentés comme moi !) Faites le calcul, il y en a 3 devant (dont le chauffeur !) 4 sur la banquette du milieu, et 3 dans la banquette qui est dans le coffre ! Ca c’est pour les adultes, mais imaginez qu’on y ajoute 4 enfants (de 2-3 ans…l’âge où on pleure facilement !) qui sont là avec leur maman ! = au total nous étions 14 personnes dans la voiture + la radio à tue-tête….ça ne manque pas de charme ! Ah, j’oubliais les bagages : tous sur la galerie  (heureusement renforcée….car parmi les bagages, il y avait un moteur entier d’une autre voiture !). Bon, vous allez me dire qu’on est complet….effectivement on a roulé sans problème jusqu’à la frontière….où il faut tout décharger à la douane pour vérification….et tout recharger !
on charge la voiture (avec un moteur de rechange sur le toit ?) pour faire route vers la Guinée
Après la douane, surprise pour les 100 derniers Kms avant Siguiri : on a trouvé encore de la place pour deux hommes qui sont montés sur le toit, et sur les bagages, pour faire route avec nous !!!  Les mesures de sécurité ne sont pas les mêmes partout dans le monde !

-          A Siguiri, première grande ville de Guinée,  les responsables de la JOC m’attendaient avec une voiture de la Mission, car la suite, c’est un périple organisé de paroisse en paroisse pour rencontrer les groupes de JOC. On a commencé par faire 450 kms de piste et de très mauvaise piste dans la forêt guinéenne…. Ce jour-là, j’aurai fait 18 h de transport ! En arrivant (à 2h du matin) on trouve facilement le sommeil, après une bonne douche pour enlever la poussière !
piste guinéenne
les voitures disparaissent dans les trous faits par les camions à la saison des pluies
-          La JOC dans le diocèse : elle est très importante et bien vivante : environ 500 militants, répartis dans  13 paroisses. Nous en avons visité 8 !.... (je vous fais grâce du nombre d’heures de pistes, et des aventures à chaque fois !). Les jocistes sont tous des jeunes travailleurs : beaucoup de gars travaillent dans les métiers du bâtiment…(nous sommes dans une région riche en minerais, forêt, plantations d’hévéas, palmiers, café etc…) Nzérékoré est la 2ème ville de Guinée… il y a du travail….mais le courant électrique seulement de 18h à 24 h et cela un jour sur deux ! Imaginez un centre de formation professionnelle avec 1 200 élèves, où il n’y a pratiquement pas de matériel pour les travaux pratiques (en maçonnerie, mécanique auto, électricité, chaudronnerie…) ça existe !  J’ai visité un tel centre à Nzérékoré ! Heureusement, il y en avait un peu plus dans la section menuiserie !
ouverture de la porte sainte à Nzérékoré le 13 décembre
Les filles de la JOC sont couturières, coiffeuses, gargotières (cuisinières). A Diéké (à 7kms de la frontière avec le Libéria) se trouve une grosse usine de fabrique d’huile, de savons et de caoutchouc (près de 4 000 salariés en tout) C’est énorme de trouver une telle réalité après des heures et des heures de pistes poussiéreuses ! Dans toute cette région, on boit du « vin blanc » qui est en fait la sève du « bambou raphia »… ça a un goût, disons « particulier » ! A chaque visite, on a eu droit au cadeau traditionnel pour l’accueil de l’étranger (les noix de Kola + un billet de banque)…. (Parfois un billet de 10 000 francs Guinéens, ce qui équivaut à un peu plus qu’un (1) euro !.... autant vous dire qu’ici, on parle souvent en millions !!!) et au moment du départ, on nous offre, qui un beau coq, qui un canard, qui 20 litres de « vin blanc »…et on voyage avec tout ça dans la voiture !
en cadeaux : du vin blanc et un coq
visite dans une usine de traitement du Caoutchouc
cadeau traditionnel : remise des colas
  
-          Mon passage dans le diocèse m’a permis aussi de sentir les conditions de vie des prêtres qui doivent vivre avec de petits moyens. Tel prêtre d’une paroisse isolée, n’a même pas un vélo pour se déplacer ! Les prêtres reçoivent des honoraires de messe équivalents à 1 euro par jour = juste de quoi se payer un litre d’essence !!! Mais le courage ne manque pas ! Je pense à ces jocistes de la ville de Macenta (là où a commencé l’épidémie Ebola, et où il y a eu beaucoup de victimes, y compris un jociste qui était infirmier) et qui –avec l’appui de la Caritas locale- veulent participer à la « rééducation des enfants » qui ont perdu toute leur famille et qui n’ont plus goût à rien, y compris d’aller à l’école. Bravo la JOC qui continue de remettre des gens DEBOUT !
accueil à Péla
avec les jocistes de Nzérékoré
réunion dans la chapelle de Péla
    

réunion avec les jocistes de Diéké

-          Visite à Mopti :  Je suis retourné à Mopti pour y vivre les fêtes de Noël et du Nouvel an avec les amis. C’était l’occasion aussi de faire le bilan (avec les responsables JOC) d’une première année de fonctionnement du projet « Riz-JOC ». Le bilan financier est loin d’être équilibré, mais c’est normal avec une première année : 
o    où il a fallu embaucher de la main d’œuvre pour défricher le terrain et y construire des digues (ce qui est fait, ne sera pas à refaire !)
o   où on n’a pas pu avoir les bœufs à temps, pour tout labourer et bien préparer le terrain
o   où on n’a pas replanter sur tout le terrain (d’où rendement moindre sur la partie semée à la volée)
Mais les espoirs sont permis pour une 2ème année !

repas de Noël avec la famille DABOU  

Pour  terminer, je dis à chacune et chacun qui vient sur ce blog :
BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2016 !
Ensemble, faisons gagner la Solidarité, la Justice et la Paix !

la forêt classée en Guinée
QUELQUES ARTICLES PARUS DANS LA PRESSE MALIENNE :
la séve d'hévéa qui fera le caoutchouc 
  


-          Depuis des années, de nombreux jeunes africains meurent de soif et de faim dans le désert ou se noient dans la méditerranée en courant vers l’Eldorado que représente l’Europe à leurs yeux. C’est cela le drame de l’émigration. Aujourd’hui, de jeunes leaders africains sont déterminés à jouer leur partition dans la prévention de ce drame par l’information et la sensibilisation. Et cela bien avant le sommet euro-africain sur la migration que La Valette (Malte) a abrité du 11 au 12 novembre 2015.
-          C’est ainsi qu’il est prévu à Bamako un Forum sous-régional sur l’immigration, l’emploi et le développement durable du 10 au 12 juillet 2016. Et cela à l’initiative de l’Agence pour la citoyenneté, le développement durable et la promotion des entreprises (ACDDPE). Créer des emplois pour faire face au fléau de l’émigration vers l’Occident ! Tel est le défi auquel les pays africains doivent faire aujourd’hui face en posant des actes pour l’émergence du développement durable.
-          Moussa BOLLY
avec François-Xavier, l'aumônier national JOC
le souvenir de Joseph CARDIJN (fondateur de la JOC en Belgique en 1925) est sur toutes les chemises jocistes
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-          Encadré : un incendie tue 18 migrants maliens en Algérie
-          Dix-huit immigrants maliens, dont deux enfants, ont été tués et 37 autres blessés dans un incendie qui s'est déclaré mardi 24 novembre 2015 à 03H00 du matin dans un centre d'accueil à Ouargla, à 800 km au sud d'Alger. Selon plusieurs témoins, c'est l'explosion de plusieurs bonbonnes de gaz utilisées pour le chauffage qui a déclenché l'incendie. Les migrants maliens sont regroupés dans ce centre d'accueil en attendant leur rapatriement dans les prochains jours au Mali. 
-          «L’incendie s’est déclaré à 03h00 (02H00 GMT), tuant 18 personnes et en blessant 43 autres à Ouargla», a déclaré le colonel Farouk Achour, un Officier de la sécurité algérienne. «Il y avait plus de 600 personnes sur ce site, un hangar avec toutes les commodités mis à leur disposition par les autorités locales et aménagé par ces migrants», a expliqué le colonel Achour.

-          Une enquête a été ouverte par la police scientifique et la préfecture pour en déterminer les causes. L’Algérie est devenue une destination privilégiée pour les migrants subsahariens, supplantant la Libye en proie au chaos. Cet afflux a donné lieu à une hausse des comportements racistes, y compris des articles de presse, dénoncés par des ONG. En fin 2014, Alger a renvoyé dans leur pays environ 3.000 Nigériens après un accord avec Niamey.

fête diocésaine des amis de Kisito (ACE) le dimanche 27 décembre
célébration avec les Kisito

palmeraie
dates attendant leur traitement en usine.